Une nouvelle expérience chargée de connivence

En cet après-midi passé en compagnie d’une cinquantaine de collégiens,

sl2713361je rentre enrichie de cette nouvelle expérience chargée de

connivences  autant que de différences.

N’ayant plus mis les pieds dans un collège depuis ma propre troisième, je pénétrais, un peu intimidée, dans la première classe où m’attendait impatiemment une vingtaine d’élèves debout pour saluer mon arrivée.

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Quelque peu impressionnée, j’entrais cependant dans le vif du sujet pour faire partager à ces lecteurs, le parcours d’une jeune auteure que rien ne prédestinait à écrire un roman policier.

Quelques questions pour étayer cet exposé,

une vingtaine de livres à dédicacer,

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plusieurs cartes distribuées et c’était déjà fini.

J’effectuais alors ma sortie chaleureusement applaudie, en guise de merci.

Assaillie par tant de curiosité, et une fois celle-ci tarie,

une interrogation me taraudait, et je me risquais à la formuler :

étais-je conforme à l’idée qu’ils se faisaient ?

La réponse fut unanime :

physiquement, oui, la photo de quatrième de couverture les ayant éclairés,

mais ils m’imaginaient beaucoup plus stricte,  intello, avec un aspect beaucoup moins “ouvert”…

Ils semblaient cependant préférer la réalité à l’image qu’ils s’étaient fait:)

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Des collégiens “en quête” de rêve

Alors que le salon du livre de Paris battait son plein, je repensais, avec nostalgie à l’année passée où j’y étais. Les souvenirs de ces journées où j’y accédais par l’allée ornée du tapis rouge, ces moments passées à rencontrer, discuter et partager nos expériences de jeunes auteurs autour d’une coupe de champagne au sein du Sérail, espace réservé à ces derniers, ou livre tout frais dédicacé sur les genoux au sein d’un stand PLE bondé d’auteurs heureux et de visiteurs joyeux, m’assaillaient sans que je puisse les contrer.
C’est à ce moment là que mon éditrice me proposa de participer au salon du livre et de la BD le dimanche 3 mai à Verfeil (31) alors que Cultura Balma (31) me contacta pour renouveler mon expérience de décembre avec une nouvelle séance de dédicace d’”En quête” de rêve, le samedi 2 mai.
Après le calme, la tempête, ou après la pluie, le beau temps, dit-on… Aussi, quelle ne fut pas ma joie et ma surprise quand, quasiment en même temps, un professeur de français me demanda si j’acceptais d’intervenir au sein de deux classes de 3ème à qui elle avait lu le résumé ainsi qu’un extrait d’“En quête” de rêve à des élèves, tout ouïes, pour ne pas dire conquis. Ils ont tellement accroché, me raconta-t-elle, que certains se sont empressés de se procurer ce roman policier qu’ils dévorèrent dans la soirée. Captivés par ce dernier, ils furent tant inspirés que l’idée d’écrire un mini récit policier a commencé à germer. Leur professeur, autant que l’auteur, sont donc ravis de constater que la lecture du premier roman policier d’un jeune auteur français, qui se fera un plaisir de les rencontrer le 30 avril après-midi, suffit à éveiller les esprits les plus aguerris voire à générer de nouveaux jeunes lecteurs amateurs de littérature contemporaine française, en passe de devenir eux-mêmes de futurs auteurs en quête de lecteurs…

Décicace d'”En quête” de rêve au Mag’press

Dans la série des dédicaces de cette fin d’année 2008, j’innovais, encore une fois, en ce samedi 20 décembre.

Je devais “orchestrer” dans le point presse d’une galerie marchande, ce qui ajoutait une nouvelle pierre au mur des expériences de jeune auteure en quête de lecteurs. Le rendez-vous était donné pour 16 heures.

Je partais donc, pour être à l’heure au moment indiqué et, une fois arrivée, je me retrouvais sur un parking bondé, coincée derrière une file interminable de voitures dans une allée dont je ne pouvais plus m’extirper. Inutile de vous préciser que le stress commençait à pointer son nez. La conductrice, garée juste à côté, a dû sentir les signaux de détresse qui émanaient de mon être entier, car elle choisit de partir, me laissant ainsi l’opportunité d’occuper une place libérée qui tombait à point nommé !

Ouf, j’étais sauvée !

J’arrive un peu tremblante, la peur d’arriver en retard m’ayant légèrement déstabilisée.

A l’entrée du Mag’Press, une table est installée, joliment décorée, tout de rouge nappée, avec une affiche annonçant ma venue. Je suis, non seulement, attendue mais admirablement accueillie par le chaleureux couple de gérants.

Je mets, très vite, en place livres et cartes de visite, espérant que mes mains ne devront pas entrer en action à peine mon installation achevée, les tremblements de celles-ci risquant de mettre en péril la lisibilité de cette première dédicace !

Les clients entrent, me gratifiant d’un sourire, sans toutefois oser approcher.

J’observe les passants, un moment, tentant de déceler, dans le regard de ces derniers, un éventuel regain d’intérêt pour un premier roman policier, mais tous se tiennent bien éloignés.

Ayant pris de la lecture, ou plus précisément de l’écriture, je décide de m’y plonger, espérant inciter les clients intimidés à approcher en me voyant occupée.

Une première personne semble intéressée. Je l’invite alors à feuilleter ce premier roman policier que je résume en quelques mots avant qu’il ne me gratifie d’une première dédicace. J’en suis vraiment ravie et le remercie chaleureusement pour ce tout premier coup d’envoi de l’après-midi !

Je décide de me lever, munie de quelques cartes de visites, pour aller au devant de lecteurs potentiels et remarque à ce moment là, que dans la précipitation de mon installation, j’ai tout simplement omis de sortir les articles de presse, sachant par expérience, que cela éveillait indubitablement la curiosité.

Effectivement, une fois ceux-ci exposés, de nombreux passants commencent alors à jeter un œil discret aux coupures de journaux.

Je dédicace mon roman à une connaissance qui m’honore autant de sa présence que de son intérêt pour ce dernier, encourageant parallèlement les quelques passants, qui s’évertuaient à tester leur vue à la lecture longue distance, à venir voir de plus près les articles consacrés “au début d’une jeune auteure en devenir”.

Puis, je vois arriver l’un des lecteurs les plus assidus du fonds documentaire dont j’ai la charge en semaine. Celui-ci est surpris de me trouver ici, un samedi, devant un tout autre genre de littérature que la lecture professionnelle que j’ai pour habitude d’offrir dans le cadre de mon activité. Je me fais un plaisir de lui rédiger une dédicace soignée tandis qu’un artiste amateur et une dame attendent patiemment leur tour, me demandant si je signe là un nouveau roman ! Une autre de mes habituelles lectrices de manuels professionnels arrive alors. Elle est aussi surprise que sa maman à qui j’étais en train de dédicacer un exemplaire. Cette dernière avait lu, dans la presse, un article sur “En quête” de rêve  qu’elle souhaitait se procurer depuis, mais elle ne savait pas, et moi non plus, bien que son visage ne m’était pas inconnu, que nous travaillions dans le même établissement ! La maman et la fille, repartent aussi ravies que je ne le suis, promettant de me tenir au courant une fois la dernière page de ce premier roman policier tournée.

Une dernière connaissance m’honore enfin de sa présence juste avant la fermeture du Mag’press, clôturant ainsi une nouvelle très belle après-midi, riche d’agréables surprises, renforçant ainsi le sentiment que la dernière des séances de cette séquence 2008, qui m’attend demain à Sérignan, sera tout aussi intense.

Merci du fond du coeur à vous tous. J’ai été très honorée et touchée, tant par l’accueil que vous m’avez réservé, que par l’intérêt que vous avez manifesté pour mon roman policier.