La magie de Duffy, “Distant dreamer”

La magie de Duffy,

“Distant dreamer”, pour un instant,

aussi puissant qu’envoûtant.

Des images fortes sur cette chanson,

chargée d’émotions autant que d’explosions…

Une goutte d’eau, dans la grande bleue,

un cercle, une lueur, avant les pleurs.

Çà et là, quelques soldats,

l’un d’eux, meurtri, réfléchit,

le front posé sur le fusil.

Que font-ils là,

retranchés, à déambuler

Dans ces tranchées ?

Des fonds marins,

quelques dauphins,

nageant en paix, bien qu’à côté,

ce ne soit déjà plus la paix.

Tous s’enfuient, avant la nuit,

par le train, avant la fin.

Des quartiers désertés,

des enfants apeurés.

Tous aux aguets,

attaqués et traqués.

Des fleurs en éclosion,

Pour oublier les tensions.

Que d’implosions,

quelle désolation.

Dans le ciel, un éclair,

dans la mer, le nucléaire.

L’eau, la terre semblent,

se rebeller ensemble.

Un aigle s’est envolé

pour se poser au sommet.

Le portrait d’un nouveau-né,

emmailloté, apparait,

tandis qu’une femme allongée

ici gît attristée.

Vu d’en haut, le chaos,

Des chars d’assaut,

des éclats de lumière,

tant de poussière,

Des nuages de fumée,

dans la ville assiégée.

Les dauphins continuent de plonger,

les soldats de marcher,

A l’horizon, le champignon de fumée,

le temps s’est arrêté.