Un nouvel auteur à ses lecteurs, jeunes auteurs

Comme en écho à “des collégiens en quête de rêve”” , et comme pour conforter cet article qui évoquait déjà l’inspiration suscitée par le premier roman policier d’un nouvel auteur français, voici ci-dessous un courriel tout récemment reçu d’un jeune lycéen rencontré lors d’une séance de dédicace six mois plus tôt :

Bonjour,

[…] Je vous ai rencontré à Cultura Labège, lors de votre vente de “en quête” de rêve…[…]

J’ai été très emballé par le roman que vous m’avez conseillé de lire : A l’ouest, rien de nouveau…[…]

Je voulais juste vous dire que depuis votre rencontre, j’ai eu l’envie d’écrire un roman. Plusieurs histoires me sont venues en tête et depuis cet été je me suis focalisé sur une, celle qui me donne le plus envie d’écrire. Merci, pour cette motivation! […]

J’espère que vous allez prendre le temps de me répondre, vos paroles sont si importantes pour moi, depuis que je vous ai vu.

J’espère à très bientôt ( l’espoir fait vivre 🙂 )[…]

Ainsi si, avec “des collégiens en quête de rêve”, En quête ” de rêve apparassaît déjà un peu comme une sorte de catalyseur en éveillant, chez des collégiens, “les esprits les plus aguérris ” et en suscitant l’envie de quelques jeunes lecteurs français de devenir eux-mêmes auteurs, son impact ne semble cependant pas s’arrêter aux frontières de la France comme en témoigne cet email reçu il y a quelques semaines :

Chère Madame Sandra Lemage,

Nous ne nous connaissons pas et je voudrais me présenter parce que je suis sur le point de traduire en italien votre roman ” En Quête ” de rêve pour mon mémoire de fin d’études universitaires en langues étrangères.

Je suis italienne, de Palerme. A présent je fréquente l’Université Télématique Guglielmo Marconi de Rome, mais j’ai mené mes études de traduction à l’Ecole Supérieure de Médiateurs Linguistiques ” Centro Masterly ” de Palerme.

Maintenant je suis en train de préparer mon mémoire, je voulais traduire un roman du français à l’italien et donc je me suis mise à la recherche sur Internet d’un livre inédit en italien. J’ai choisi votre roman parce qu’il appartient au genre policier que je trouve assez prenant et parce que le titre présente un jeu de mot intéressant que j’irai dévoiler pendant la lecture !

Voilà pourquoi je me permets de vous contacter. Je voudrais vous demander le plaisir de me confirmer qu’une traduction en italien de votre roman n’existe pas et donc il peut faire l’objet de mon mémoire.

En vous remerciant par avance, je vous prie de bien vouloir agréer l’expression de mes salutations distingués.

… Un nouvel auteur tenait ainsi à dire, ici, merci à ses lecteurs, jeunes auteurs 🙂

Quelle première ! À refaire !

Comme je l’ai dit dans La première, je n’étais vraiment pas rassurée avant d’aller présenter « En Quête » de rêve à la médiathèque de Villeneuve-Les-Béziers.

C’est toute tremblante que je pris le volant pour m’y rendre et, avec des kilomètres de bouchons, l’angoisse monte d’un cran ! Il ne manque plus que j’arrive en retard !!! Oui je sais les stars se font attendre mais, en l’occurrence, je suis bien loin d’en être une et ce serait vraiment de mauvaise augure si la levée de rideau se faisait sans la principale intéressée !!!

Finalement j’arrive à temps, installe cartes de visite, articles de presse, discute avec la directrice de la médiathèque qui lira un extrait…

Personne n’est encore au rendez-vous et aucun livre acheté malgré les 1500 affichettes distribuées et l’article qui l’avait annoncé dans l’article dans le Midi Libre du 10 août 2008 !

À l’heure pile, un premier couple arrive spécialement pour la présentation, lit les articles exposés pour patienter, puis la séance est lancée avec l’arrivée de monsieur le Maire ! Au loin, j’aperçois une connaissance qui reste en retrait !

Quelle drôle de sensation d’entendre le début de son roman lu avec autant de verve ! Le texte n’est plus perçu de la manière par son auteur, le lecteur se l’approprie et lui donne tout son sens !

Un autre passage est présenté puis commenté ! Je commence à m’exprimer et là… Je suis portée par un curieux élan ! L’auditoire semble non seulement intéressé mais capté, ce qui donne des ailes au jeune auteur intimidé !

Deux autres personnes arrivent, on recommence la lecture et la question posée est Et alors ? Que se passe-t-il ensuite ?. Je prends le relais de la directrice pour évoquer ce que perçoit et ressent Lucie, sa difficulté de gérer une situation qu’elle ne comprend et ne maîtrise pas, sa volonté de lutter contre les préjugés de ces collègues pour qui l’affaire est déjà classée sans dévoiler son lourd secret…

Un débat s’instaure alors. La question de Marie-Pascale D’où vient la vogue de ces héroïnes policiers ? suscite de longs échanges.

Lucie semble dénoter, dans la littérature policière française et étrangère, par sa sensibilité et sa féminité qui la rendent particulièrement attachante! Elle appréhende les affaires d’une façon différente qui s’apparente à celle d’une profiler, selon la directrice de la médiathèque !

On commence à évoquer le maître du suspense Stephen King, puis des auteurs français et certains américains à succès nettement plus sanglants. Et là, c’est marrant car l’un des auteurs cités est notamment celui qu’un lecteur, évoqué dans Jeune auteur générateur de lecteurs, n’avait pas aimé, confortant ainsi la différence de style d’« En Quête » de rêve !

La conclusion de Marie-Pascale vous faites honneur aux femmes me touche !!!

Maryline, rencontrée quelques semaines plus tôt, s’est joint à nous, entre temps, tandis que quelques personnes présentes prêtent une oreille attentive sans se joindre au petit cercle.

Nous nous déplaçons à la Maison de la Presse pour dédicacer « En Quête » de rêve que chacun se procure ! Et là, nous commençons à en manquer. Il faut aller en chercher dans l’arrière-boutique !

Les dédicaces se succèdent sans répit et j’en profite pour remercier chaleureusement la directrice de la médiathèque, monsieur le Maire, monsieur Daudel de la Maison de la Presse de m’avoir accueillie ainsi que chacune des personnes qui s’est gentiment déplacée pour m’écouter, les autres n’ayant pas osé, pensant que la séance était privée !

Certains promettent de repasser plus tard l’acheter, quelques exemplaires sont donc laissés à la Maison de la Presse pour ces derniers, alors que presque une dizaine sont déjà partis !!!

Ce fut vraiment une expérience particulièrement enrichissante avec débats et échanges passionnés autour du genre policier ou plus largement de la littérature d’aujourd’hui !!!

Une première à refaire même si elle ne pourra déjà plus être qualifiée de première 🙂